RENCONTRE AVEC L'AUTEUR MICHAEL OLLIVIER ET L'EDITEUR THIERRY MAGNIER
MICHAEL OLLIVIER

Michaël Ollivier est un auteur très apprécié sur ce site ; plusieurs de ses livres sont des coups de coeur. Il a 38ans, auteur de 25 livres dont 20 chez T.Magnier et 5 polars adultes chez A.Michel. Vivant en région parisienne, il écrit aussi pour la télévision. Cetains de ses livres dont "La vie en gros" a été adapté pour le petit écran. Il est traduit dans de nombreuses langues dont le thai, coreen, allemand, espagnol, polonais, grec et italien. Un homme discret et timide mais l'oeil petillant, très accessible. Il dirige une collection qui va voir le jour bientôt chez T Magnier : des recueils de nouvelles pour adoslescents.
Q - COMMENT ETES-VOUS DEVENU AUTEUR ?
R - Petit, je n'étais pas vraiment un bon élève et, contrairement à mon frère ainé, je n'aimais pas lire...je ne lisais pas! Mais vers 14-15ans, j'ai découvet le cinéma. Cela a été une vraie passion : je faisais des fiches pour chaque film : c'était une drogue. Logiquement,j'ai souhaité devenir réalisateur. Le point commun entre un réalisateur et un auteur est que tous deux aiment raconter des histoires. Deevnu majeur, l'on ne me forçait plus à lire et je me suis mis à lire...
Q - QUAND ET COMMENT AVEZ-VOUS ECRIT VOTRE PREMIER LIVRE ?
R - J'ai franchit le pas en prposant mon livre à des éditeurs à l'âge de vingt-cinq ans. "La fièvre bâtisseuse" a été refusé par trente-huit éditeurs... C'est le hasard qui m'a fait rencontré une personne qui connaissait Thierry Magnier, qui a accepté mon livre "Papa est à la maison", un livre qui parle du chômage.
Q - COMMENT VOUS VIENT L'IDEE D'UN LIVRE?
R - Je ne cherche pas, cela arrive comme ca. "T'es un grand garçon maintenant" est le fruit d'une rencontre avec une feme gardienne de prison. L'interêt pour moi étant la privation de voir ses enfants et non l'univers de la prison, c'est pour cela que l'on ne sait pas pourquoi cette mère est en prison. Dans "papa est à la maison", le thème est biensur le chômage. Pourtant, les jeunes lecteurs ont relevé surtout un très court passage où le héros invente un mensonge. Cela m'a donné envie de faire un live sur ce thème. Le dernier livre (à paraitre fin avril 2007) "Tout doit disparaitre" est une réflexion suite à un voyage fait à Mayotte. Mais il y a souvent un petit quelque chose de moi, surtout dans "La vie en gros" [L'auteur a commencé a perdre du poids lorsqu'il a écrit ce livre...note du webmaster]
Q - VOS HEROS SONT TOUJOURS DES ENFANTS POURQUOI ?
R - J'aime m'imaginer à la place d'un enfant mais ce n'est pas une obligation.
Q - COMBIEN DE TEMPS VOUS FAUT-IL POUR ECRIRE UN LIVRE ?
R - C'est variable surtout qu'un texte dans la collection "Petite poche" ne représente pas le même travail qu'un livre dans la collection "romans". Pour une "Petite poche" il faut environ 3/4 jours d'écriture et environ 1 mois de relecture.
Q - RESTEREZ-VOUS FIDELE A T MAGNIER ?
R - Lui même m'a dit de ne pashésiter si je trouvais beaucoup mieux ailleurs mais Tierry suit ses auteurs et le contact est de meilleur qualité. De grands éditeurs me courisent actuellement, dont Gallimard. Mais je gagnerai moins d'argent avec eux et ne serai qu'un auteur anonyme parmi tant d'autres !
THIERRY MAGNIER

Thierry Magnier est venu tardivement à l'édition. Ce n'était pas ce qu'il voulait faire au départ. Mais c'est avec une solide connaissance qu'il s'est lancé. Depuis, il enseigne à la fac pour les futurs éditeurs. Il constitue son fonds. Comme il se plait à le souligner, Gallimard va bientôt perdre les droits sur presque que tout son fonds avec des noms illustres. Lui, il commence à les faire connaître. C'était un éditeur que nous aimions dans le milieu du livre parce qu'il savait choisir ses auteurs, diriger ses collections. Mais il a acheté Actes sud. Il était légitime de penser que cela deviendrai plus commercial mais il n'en a rien été. Actes sud a su se diversifier avec succès et Magnier est devenu incontournable, entre autre avec ses "Petites poches". Bien qu'il soit la caricature du "bobo", c'est un éditeur humain, généreux et culivé. Il va bientôt se lancer dans les sciences humaines pour enfant...à suivre.
Q - Comment devient-on éditeur ?
R - c'est un métier qui s'apprend, à la fac. Mais je ne pense pas qu'il soit bien de devenir éditeur trop jeune. Cela demande une certaine maturité et beaucoup de temps pour se créer des amitiés, des contacts, bien connaitre ses auteurs.
Q - Comment choisissez-vous vos livres ?
R - Je reçois pour mes deux maisons [T Magnier et Actes sud] environ 10 à 20 manuscrits / jour... C'est énorme. Seulement 1 livre est retenu tous les deux jours et pas souvent parmi ceux reçu par la poste (la poste représente seulement 2%). Il s'agit souvent de manuscrits transmis par un tiers ou des auteurs me contactant directement. Ensuite, il y a plusieurs lecteurs mais c'est moi qui décide à la fin.
Q - QUE CONSEILLEZ-VOUS AUX FUTURS AUTEURS ?
R - Comme pour Michael Ollivier, persister car il faut souvent essuyer plusieurs refus. Mais si plus de 100 éditeurs vous disent non, c'est qu'il y a un problème. J'ai souvent répondu "non" avec une motivation de refus, voir d'encouragement. Malheureusement, au lieu de prendre mes conseils en compte, l'auteur prend cette réponse comme un aquis et ne comprend pas que je ne puisse pas dire non à la fin... J'envoe de plus en plus de refus sans explication, c'est plus claire... Il faut dire aussi qu'il y a surtout de très mauvais manuscrits... Souvent l'auteur préfère un gros éditeur : c'est une erreur acr ce ne sont pas de bons "lecteurs" qui auront leur manuscrit, auront moins de chance d'être pris et surtout mal payé. Le pire, ce sont les manuscrits du genre "médicale" qui arrive chez moi ou une personne qui me téléphone pour savoir si j'édite des livres pour enfants...
Q - QU'EST CE QU'UN AUTEUR TROUVERA CHEZ VOUS ET PAS AILLEURS... ?
R - Je reste toujours en contact avec lui. Le relatinnel est très important, autant que le texte lui même. Je suis sa carrière, ce qui fait qu'il peut écrire des textes "grand public" ou plus intime. Je le consulte avant d'imprmer le livre : il me donne son avis sur la couverture. Par exemple, M Ollivier s'est vu imprimé en poche : la couevrture était laide...il n'a jamais promu cette édition. Un livre qui plait à son auteur, c'est donc un livre qui se vend mieux, un respect de son auteur aussi.
Q - Comment vous est venu l'idée des "Petites poches" ?
R - Petit, je n'aimais pas que dans les premières lectures le héros soit dessiné, ni cette appellation de "première lecture". J'ai donc souhaité avoir de vrais "romans", que l'on peut lire intégralement en une fois. Ce sont comme des bonbons que l'on déguste, d'où leur couleur vive.
Q - AVEZ-VOUS DEJA ECRIT ?
R - Oui, sous un pseudonyme dans ma maison d'édition [dont une "petite poche" note du webmaster] et pour les adultes chez d'autres éditeurs.

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